Rapport annuel BDJP 2015 - Caritas Dev. Kongolo

 

« RAPPORT ANNUEL DU BUREAU DIOCESAIN

JUSTICE & PAIX » EXERCICE 2015

 

  1. INTRODUCTION

Parvenu à la fin de l’année 2015, il est de notre devoir de présenter à notre hiérarchie et à nos partenaires le rapport général de travail exécuté par  notre bureau afin que ceux-ci s’imprègnent des succès et faiblesses rencontrés ; comment les avons-nous contournées. Ce rapport, nous le présenterons suivant la mission et les objectifs assignés à cet outil de pastorale. Et nous ne terminerons pas ce rapport sans expliquer les projets exécutés et introduits auprès des différents partenaires par le soutien de la coordination de notre institution.

Comme nous allons le démontrer dans le corps du rapport, nous avons plus travaillé cette année à développer un service de médiation et une structure d’alerte et de gestion des conflits dans les cinq groupements du territoire de Kabalo afin que règne la paix et la cohabitation pacifique dans le diocèse de Kongolo car la bible dit : « Heureux les artisans de la paix, ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le royaume des cieux est à eux. » (Mt 5,9-10)

  Nous remercions  directement ceux avec qui nous avons travaillé  l’année durant ensemble et ceux qui nous ont prêté mains fortes moralement, financièrement ou matériellement et ceux avec qui nous avons travaillé en synergie au niveau national, provincial et local. Que Dieu de bonté et d’amour bénisse tout le monde.

  1. But et mandant du bureau

 

Conformément à la constitution Pastor Bonus, la commission Justice et paix s’emploie à ce que dans le monde (en général) et dans nos diocèses (en particulier), soient promues la justice et la paix selon l’Evangile et la doctrine sociale de l’Eglise. La commission Justice et Paix est ainsi chargée d’inciter le peuple de Dieu tout entier à prendre pleinement conscience de sa mission dans le monde présent, afin de promouvoir le développement des pays ainsi que la justice sociale.

Notre bureau diocésain Justice et Paix a ses objectifs spécifiques poursuivis : rendre les responsables paroissiaux et les agents locaux de l’Etat capables de :

  • Prévenir les conflits grâce à l’aptitude à conseiller le règlement à l’amiable des différends ;
  • Améliorer et harmoniser les rapports les rapports entre les gouvernants et les gouvernés ;
  • Promouvoir la connaissance et la défense des droits de l’homme ;
  • d’éduquer la masse à la non violence évangélique ;
  • orienter les citoyens vers les instances judiciaires compétentes ;
  • prévenir les actes illégaux dans les procédures judiciaires ;
  • mobiliser les citoyens à payer l’impôt
  • exiger une gestion transparente des ressources publiques ;
  • d’œuvrer pour l’édification de la paix ;
  • d’accompagner juridiquement les sans voix…

Ainsi dit, dans chaque thématique, vous trouverez d’une manière brève ce que nous avons fait.

Tout au long de l’année qui vient de se terminer, notre bureau, par la grâce de Dieu, a réussi à visiter plusieurs paroisses de notre diocèse dans le but du renforcement des capacités des membres de nos commissions paroissiales justice et paix ; ceux-ci ont demandé que le renforcement soit régulier  et nous avons fait passer les différents messages de nos pères les évêques de RDC à tous les chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté.

 

  1.  De la justice

Comme de coutume cette année  nous avons approfondi les relations avec les autorités politico-administratives de notre juridiction par des visites régulières. Ceci nous a permis de faire plusieurs plaidoyers afin de diminuer tant soit peu : les différentes formes d’injustice, les tracasseries, les violences faites à la femme et à l’enfant et d’accompagner juridiquement les cas des sans voix et de garantir la sécurité juridique et judiciaire de nos concitoyens vulnérables.

Toutefois, malgré notre présence dans ce domaine, il convient de signaler que la corruption y bat son plein et nous nous sommes impliqué afin de diminuer tant soit peu l’ampleur de ses actes. Nous signalons ici plusieurs cas des prisonniers entendus et accompagnés.

  1. De la paix

 

Dans le cadre de la pastorale de prévention des conflits, nous avons, par nos sages conseils, amené la paix et la cohabitation pacifique entre pygmées et bantous dans les cinq groupements du territoire de Kabalo où les deux communautés étaient en désaccord. Nous avons essayé de montrer à nos concitoyens que la paix est un état de concorde entre les membres d’une communauté, d’un Etat. C’est aussi l’état de l’homme qui vit en harmonie avec lui-même, avec la nature et avec les autres ; tel qu’enseigné par le saint père, le pape François dans « Laudato si » que nous avons réussi à vulgarisée et donnée un exemplaire par paroisse.

Plus que l’absence de guerre et de conflit, nous avons renchérit  que la paix est un comportement, une manière d’être avec soi-même d’abord, ensuite avec les autres ; c’est un processus, un idéal à maintenir et à poursuivre.

La paix est une valeur qui, pour se réaliser requiert des conditions d’équité, de justice, de respect des droits de l’Homme, des procédures démocratiques, de résolution non violente des conflits, de tolérance, d’acceptation de la diversité, de coexistence harmonieuse avec la nature.

La paix, avons-nous ajouté cette année, est une attitude et un état d’esprit. C’est une situation dans laquelle les individus et les communautés s’estiment satisfaits soit des rapports qu’ils ont avec les autres, soit des possibilités qu’ils ont  de modifier ces rapports. La paix est un mode de comportement, une conduite pacifique reposant sur une attitude civique qui suppose un respect mutuel entre les personnes et une acceptation de la participation de tous.

  1.  De la réconciliation     

Il est à noter que notre diocèse est parmi les diocèses les plus conflictuels de la R.D Congo. La vie serait un enfer si tous les conflits fonciers, familiaux, tribaux, interethniques… amenaient à la séparation définitive des gens. Autant il n’existe pas de conflit sans issue, c’est-à-dire sans réconciliation.

Le bureau, même si certains conflits n’ont pas trouvé de solution jusque-là, a essayé d’arriver à la réconciliation de certains conflits de terre, de pouvoir, de tribu, de famille …  

Eu égard à ce qui précède, il a été question pour nous, tout au long de cette année qui vient de s’écouler, de montrer à nos concitoyens que la réconciliation est à la fois un processus et un résultat dans ce sens que la restauration d’une relation politique entre les sociétés qui ont été impliquées dans  un conflit violent et de longue durée après la résolution formelle de celle-ci est possible. Toutefois, elle ne concerne pas seulement les dirigeants ; la population aussi doit s’y être engagée.

Comme processus, la réconciliation implique des changements de perception chez les différents adversaires afin de développer entre eux une interdépendance et des buts communs :

  1. à propos des buts de son propre groupe, avons-nous dit l’année passée et, nous pensons y revenir cette année ; par une réconciliation authentique, les membres de chaque groupe sont encouragés à entamer un travail de modification de leur perception de la justesse des buts qui justifiaient l’éclatement du conflit, les combats et les violences à l’encontre du groupe rival. Les nouvelles perceptions présenteront, elles, de nouveaux buts pour la société, centrés sur des relations pacifiques ;
  2. à propos du groupe rival : il est important de légitimer et de personnaliser ses membres, leur donner une humanité, sans nécessairement les absoudre de leurs actes, mais ne les considérant plus comme menace. Ces nouvelles perceptions permettent de reconnaître que le groupe rival est aussi  une victime du conflit.
  3. à propos de son groupe : le groupe doit assumer ses responsabilités dans le conflit, sa contribution à la violence et son refus de s’engager dans une résolution pacifique   (un regard objectif et critique sur soi est nécessaire) ;
  4. à propos des réactions entre les anciens rivaux : il faut instaurer des convictions qui insistent sur l’importance de la coopération et des relations amicales, mettre l’accent sur l’égalité des relations et la sensibilisation mutuelle par rapport aux besoins de l’autre.

Bref, il était question pour notre bureau d’expliquer que la réconciliation requiert un réel changement des croyances, de l’idéologie et des émotions, non seulement de l’élite au pouvoir, mais aussi de la plupart, si pas de tous les groupes de la société.

 

  1.  De la dynamique femme

   Dans le cadre de la dynamique femme qui a pour objectifs :

  • œuvrer pour la valorisation de la dignité de la femme ;
  •  promouvoir l’implication de la femme dans le processus de la transformation de la société ;
  • faire accoucher l’identité et la vocation de la femme ;
  • renforcer les capacités de la femme par l’alphabétisation conscientisante ;

Le BDJP n’a pas eu assez d’activités cette année dans ce domaine par manque de moyen et les membres pour l’alphabétisation qui diminuent de plus en plus. Nous sommes entrain de nous battre afin l’an prochain ces activités de grande importance reprennent.

La dynamique femme, pour rafraîchir la mémoire, est une branche de la CEJP, une plate-forme, une instance d’impulsion des actions des femmes. C’est un laboratoire d’idées et l’instrument d’analyse des défis majeurs du développement des femmes.

Lancée officiellement en 2005 lors de la deuxième rencontre nationale tenue au centre d’accueil de USUMA à Kinshasa, la dynamique femme veut :

  • créer une synergie entre différents groupes ;
  • amener les femmes à participer effectivement à la gestion de la chose publique ;
  • soutenir et canaliser le capital-femme ;
  • donner son apport spécifique dans l’établissement de la paix au Congo ;
  • promouvoir 70% des femmes à la gestion de la chose publique.

Tout ceci dans le but de la faire sortir de l’analphabétisme, de l’ignorance et de la pauvreté. D’où la création des comités locaux de gouvernance participative : CLGP en sigle.

  1.  De la protection de l’enfant

Vu le nombre des enfants non scolarisé et marginalisé dans notre milieu de vie ; nous avons réussi une fois de plus à réunir toutes les associations travaillant dans la thématique de la protection de l’enfant dans le but de coordonner et savoir qui fait quoi et quand dans ce domaine afin de sauver et accompagner les enfants qui sont l’avenir du pays de demain.

Dans ce cadre, nous n’oublierons pas de noter que le taux  de cas des violences sexuelles faites sur les mineurs diminue de plus en plus. Les quelques cas sont accompagnés psycho socialement, médicalement … Et un projet a été introduit dans le but d’accompagner les enfants dans territoire de Kabongo.

  1.  Du renforcement des capacités

 

Nous disons merci à la Coordination de la Caritas-développement/Kongolo pour son souci permanent de la formation de tous les agents en général et de notre bureau en particulier car nous avons été présent à des ateliers sur l’observation électorale du  15 au 17 Août 2015 à Lubumbashi : organisée par la CEJP en collaboration avec USAID, CARTER CENTER,  SWEDEN et UKAID

  • Atelier sur le renforcement des capacités sur le monitoring de la gestion des ressources naturelles, l’élaboration des plans de développement local et des budgets participatifs ainsi que l’élaboration des dossiers de plaidoyer. Organisé par la CERN en collaboration avec la Caritas Luxembourg, Cordaid, Cafod, CCFD ; SECATHO, SARW, ADC et Misereor, du 21 au 25 septembre 2015 à Kinshasa au cercle Mayalos.
  • Formation sur la planification stratégique couplé des questions électorales ; du 18 au 20 août 2015
  • Formation des formateurs provinciaux en observation électorale organisée par l’école de formation électorale en Afrique centrale (EFEAC) du 19 au 23/10/2015.

 

  1. Quelques projets introduits et en cours

 

Nous avons commencé à exécuter l’an passé le projet de cantonnage manuel dans le territoire de Kabalo, axe Pont Katelwa-Kansamba distant de 100Km ; et se projet financé par le ministère provincial des infrastructures du Katanga à l’époque s’est terminé en cascade en février de l’année 2015 qui s’achève vu les normes de la décentralisation qui devaient entrer en jeu. Le gros du travail a été fait et le passage des personnes et bien est devenu ainsi facile.

Nous avons aussi exécuté un projet pilote sur la paix et la cohabitation pacifique dans les cinq groupements du territoire de Kabalo ; les résultats atteints sont à trouver dans le tableau ci-dessous :

 

N0

Activités du programme

Résultats prévus

Résultats atteints

Ecart

             Commentaires/effets

1

 A1 : Identifier les différents leaders de paix et concevoir les outils et faciliter l’échange d’expérience sur la dynamique de conflits et la gouvernance locale à travers les réunions, manifestation et conférences – débats

 

50 leaders  locaux sont identifiés dans la zone  d’intervention et s’engagent à soutenir les processus de paix, de réconciliation, de la

non-violence et de la bonne gouvernance au sein des leurs  communautés

50 leaders  locaux identifiés dans la zone  d’intervention et s’engagent à soutenir les processus de paix, de réconciliation, de la

non-violence et de la bonne gouvernance au sein des leurs  communautés

0%

L’engagement des 50 leaders locaux au soutien du processus de paix, de réconciliation, de la non-violence et de la bonne gouvernance au sein de leurs communautés dans 56 villages ciblés a été matérialisé par leurs missions de terrain et les échanges d’expérience entre eux (3 échanges d’expérience), ils utilisent les  16 boites à images conçues pour leurs activités. 

2

A2 : Former 15 médiateurs locaux  de conflits  interethniques sur la prévention, gestion et transformation de conflits, consolidation de la paix, et la gouvernance locale dans le territoire de Kabalo

15 médiateurs locaux en raison de 3 médiateurs par groupement sont formés sur   la prévention, la gestion et la transformation des conflits, consolidation de la paix et la gouvernance locale dans la zone d’intervention  3 fois par an.

Nous avons formé 15 médiateurs dont 5 femmes à raison de 3 par groupement en 3 sessions de formation en 2015.

 

0%

Les deux communautés Bantous et Pygmées commencent à s’accepter mutuellement suite aux sensibilisations par les médiateurs ;

Retour effectif des pygmées observé dans 10 de leurs villages habituels

3

A3 : Renforcer les capacités de 10 organisations de la société civile locale en matière de médiation et de réconciliation avec une attention toute particulière à la

question de la cohabitation pacifique et au respect des normes de  la citoyenneté responsable à  Kabalo

10 organisations de la

société civile locale de Kabalo renforcées en capacité,  agissent et s’impliquent dans un processus de paix juste et durable, de résolution non violente de conflits et le respect de la dignité humaine (en 1 session par semestre).

2 ateliers de renforcement de capacités organisées en faveur de 10 organisations de la société civile

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Les organisations de la société civile deviennent des partenaires de sensibilisation auprès de leurs sous-structures se trouvant dans les 5 groupements ; ces organisations sont : AMBRI ; APEMU ; SADEC ; AMUMAKO ; APEM;AMK ; ACANUDE ; CAPEK ; UFS ; BUCODED

4

A4 : Vulgariser ou assurer une restitution de la connaissance sur les thématiques  de gestion et résolution pacifique de conflits acquise auprès de la population

10 séances de vulgarisation sur les thématiques de gestion et résolution pacifique de conflits acquise auprès de la population. Les populations du territoire qui sont plus éloignées, seront  informées  des décisions prises, des priorités et des actions menées dans le processus de paix dans la zone d’intervention du projet 

10 séances de vulgarisation sur les thématiques de gestion et résolution pacifique de conflits acquises auprès de la population organisées en faveur des médiateurs et des chefs de groupement à MBULI, MALOBA, LWALA, KABULA, NZOA, KASINGE, KASHALE  et KABALO

0%

Suite aux échanges entre eux, les 15 médiateurs ont amélioré les connaissances apprises pour la gestion et résolution pacifique des conflits.

5

A5 : Organiser les  campagnes de sensibilisation et mobilisation au sein des communautés ethniques et avec les autres personnes influentes et soucieuses de la reconstruction et du maintien de la paix durable,

24 séances de sensibilisation et mobilisation de la population de différentes ethnies sur la construction et du maintien de la paix (2 séances par mois)

 

24 séances de sensibilisation et mobilisation de la population de différentes ethnies sur la construction et du maintien de la paix (2 séances par mois) organisées en faveur de 50 leaders communautaires

0%

Prise de conscience des communautés augmentée sur le maintien  de la paix et le pardon mutuel. le slogan KWATA MUTEMBO (attrape le pygmée) ne s’entend plus

6

A6 : Créer les espaces de dialogue intercommunautaire à la base sous forme de cadre d’échange et de concertation entre les citoyens,

 

5 espaces de dialogue intercommunautaire  réunissant tous les leaders locaux et autorités politico administratives et coutumières sont installés et équipés (cadre de concertation entre les acteurs étatiques et non étatiques et la société civile).

 

Les situations liées à la paix et cohabitation pacifique sont traitées par tous les membres de différentes communautés du territoire de Kabalo

5 espaces de dialogue intercommunautaire  réunissant tous les leaders locaux et autorités politico administratives et coutumières sont installés et équipés (cadre de concertation entre les acteurs étatiques et non étatiques et la société civile).

 

0%

60 dialogues tenus au cours desquels les pygmées s’expriment librement sur leurs problèmes et les méfaits subis de la part des Bantous, ce qui a réduit la fréquence des méfaits subis par les pygmées.

7

A7 : Renforcer les capacités des  femmes sur la prise de conscience de leurs droits et de leur engagement dans le processus de la paix et lutte contre les violences sexuelles à travers les actions de plaidoyer, de formation et de vulgarisation

 

3 sessions de renforcement de capacités des  femmes organisées  sur la loi relative à la violence sexuelle ainsi que sur la connaissance de leurs droits fondamentaux pour 50 femmes

 

Les capacités de 50  femmes leaders ont été renforcées sur la loi relative à aux violences sexuelles ainsi que sur la connaissance de leurs droits fondamentaux  pendant 3 sessions

 

0%

De toutes les 50 femmes confondues, 15 femmes pygmées devenues leaders dans la lutte contre les violences sexuelles au sein de  leurs communautés,

20 femmes bantous devenues leaders dans la lutte contre les violences sexuelles au sein de  leurs communautés, les 15 autres trainent encore le pas d’où la sensibilisation continue. Les femmes bantoues qui ne se rendaient plus auprès de la femme pygmée matrone de KESHOLA pour accoucher depuis le début des troubles, y vont cette fois-ci sans crainte, un fruit fort montrant que les gens commencent à s’accepter

8

A8 : Faire une formation spécifique  de renforcement des capacités du pouvoir coutumier  pour une gouvernance effective de tensions sociales (20 autorités coutumières)

 

 La capacité de 20 chefs

Coutumiers sur la bonne gouvernance, la gestion de tension sociales et résolution

de conflits interethniques  est renforcée

 

Les 20 chefs coutumiers venus de tous les 5 groupements ont été formés sur la bonne gouvernance, la gestion de tension sociale et la résolution pacifique de conflits interethniques en 1 atelier organisé en leur faveur.

0%

1 chef coutumier qui refusait la cohabitation avec les pygmées a accepté la cohabitation dans son groupement

Les chefs coutumiers acceptent la tenue des espaces de dialogue dans leurs cours.

9

A9 : Appuyer le fonctionnement des espaces de dialogue intercommunautaires

 

  5 espaces de dialogue intercommunautaires appuyés en  outils pour leur travail de gestion de conflits intercommunautaires

5 espaces de dialogue intercommunautaires sur 5 appuyés en  outils pour leur travail de gestion de conflits intercommunautaires

0%

La traçabilité des dialogues tenus est vérifiable dans les groupements

10

A10 : Organiser les cinés forums sur la paix et la cohabitation pacifique

 Les cinés forums sur la paix et la cohabitation pacifique organisés mensuellement

36  cinés forums sur la paix et la cohabitation pacifique organisés à l’attention des communautés de CHANGACHANGA, de MBULI et de KABALO

0%

Les messages des films Secours Catholique, Les dieux sont tombés sur la terre, Bloc cadenas, etc. sont transmis et assimilés par les communautés

11

A11 : Aménager les points d’eau potable au profit de deux parties en conflit

 

10 points d’eau aménagés pour les 5 groupements concernés.

Les différentes ethnies partagent les mêmes sources d’eau, ce qui renforce l’acceptation mutuelle dans les communautés,

2 communautés ethniques s’impliquent dans l’aménagement des points d’eau

 5 points d’eau aménagés

50%

Suite au faible débit qu’ont accusé les autres points d’eau à aménager qui étaient déjà ciblés, nous avons aménagés 5 points d’eau qui présentaient un débit sans risque de tarissement. Pour les 5 autres restant, de commun accord avec le partenaire, nous avons payé les bêtes, les houes, machettes, coupecoupes haches (…) afin d’appuyer 5 groupes associatifs dans les endroits où les points d’eau n’ont pas été aménagés. Les différentes ethnies partagent les mêmes sources d’eau, ce qui renforce l’acceptation mutuelle dans les communautés,

2 communautés ethniques s’impliquent dans l’entretien des points d’eau aménagées dans les villages suivants : Mamba,  Maloba ; Kabamba,  Suya, Keshola  

12

A12 : Mobiliser les ressources matérielles et humaines

15 contrats signés en bonne et due forme

15 contrats signés en bonne et due forme

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15 médiateurs ont exercé leurs activités dans le respect des exigences du code de travail en vigueur en République Démocratique du Congo

13

A13: Former les maçons

15 maçons sont formés pour l’aménagement des dix points d’eau dans les 5 groupements

15 maçons sont formés pour l’aménagement des dix points d’eau dans les 5 groupements au cours d’un atelier organisé en leur faveur

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Cette formation a ajouté aux capacités des maçons formés un plus sur leur technicité.

14

A14 : Organiser les émissions radiodiffusées sur les thématiques de la gestion de conflit et cohabitation pacifique

96 émissions radiodiffusées sur les thématiques de la gestion de conflit et cohabitation pacifique organisées

96 émissions radiodiffusées sur les thématiques de la gestion de conflit et cohabitation pacifique organisées, 8 fois le mois

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le message sur la gestion des conflits et la cohabitation pacifique est diffusé en langue locale sur toute l’étendue du territoire de Kabalo

15

A15 : Organiser un concours  de danses folkloriques entre les deux parties en conflits

 

Les Communautés sont

Sensibilisées par des acteurs chanteurs et danseurs au sein des communautés ethniques

60 batteurs et danseurs de 2 communautés pygmées et bantous en conflit, à raison de 30 par communauté, sont sensibilisées et entrainées par des acteurs chanteurs et danseurs en 2 phases de 10 jours chacune  à CHANGACHANGA et à MBULI au sein des communautés ethniques.

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La paroisse sainte Marie auxiliatrice a accueilli le mercredi 24 juin 2015 toutes les deux communautés à 15h00, ces communautés ont exhibé les danses folkloriques en présence des autorités politico-administratives, civiles, coutumières, religieuses et une foule immense d’environ deux mille personnes  qui étaient dans la joie et l’admiration. La même activité s’est passée au même endroit le 06 décembre avec plus de gens qu’avant. Ces 2 faires Play de danses folkloriques ont fait à ce que les deux communautés  dansent ensemble en utilisant les mêmes tambours, signe de réconciliation, d’acceptation et de paix

16

A16 : Organiser une marche scandant le slogan tous solidaire à la cause de la paix

 

Un carnaval avec des

banderoles sur la paix et les réconciliations est organisé

Un carnaval avec des

banderoles sur la paix et les réconciliations est organisé en partant du   camp pygmées CHANGACHANGA jusqu’à la paroisse sainte Marie auxiliatrice avec une mobilisation de plus de deux mille participants

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Grande satisfaction de la population de Kabalo  de voir les 2 communautés  qui s’entretuaient hier s’accepter mutuellement en débutant au camp CHANGACHANGA le mercredi 24 juin une caravane sur la paix, laquelle s’est achevée avec le faire Play de danses folkloriques. Une confiance augmentée en faveur de la Caritas a été gagnée dans les communautés suite à la réconciliation entre les communautés.

17

A17 : Organiser la campagne œcuménique pour la justice, la paix et la réconciliation des communautés

 

Une campagne œcuménique pour la justice, la paix et la réconciliation des communautés organisée

Une campagne œcuménique pour la justice, la paix et la réconciliation des communautés organisée avec la participation de 5 confessions religieuses de Kabalo.

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Au cours de cette campagne, les représentants des différentes confessions, dont un Pasteur pygmée, ont adressé un message de paix et de réconciliation aux communautés; montrant ainsi qu’avec l’avènement du Christ, tous nous sommes frères.

 

18

A18 : Organiser les rencontres d’échanges et de concertation des espaces de paix

4 rencontres d’échange et de concertations des espaces de paix organisées

4 rencontres d’échange et de concertations des espaces de paix organisées

 

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Les expériences vécues partagées entre les membres dans le but d’aller de l’avant dans la quête de la paix ont permis aux deux communautés de comprendre que la paix est à protéger.

19

A19 : Organiser les campagnes de sensibilisation des deux groupes ethniques sur l’esprit  de coopératives / associations et entreprenariat

12 séances de sensibilisation des deux groupes ethniques  sur l’esprit  de coopératives / associations et entreprenariat organisées

12 séances de sensibilisation des deux groupes ethniques  sur l’esprit  de coopératives, associations et entreprenariat organisées

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20 groupes associatifs opérationnels regroupant des membres pygmées et bantous qui travaillent ensembles avec les mêmes objectifs

20

A20 : Accompagner les groupes associatifs  deux groupes ethniques sur l’organisation structurelle d’une association ou coopérative

20 associations de deux groupes ethniques accompagnées (4 associations dans chaque groupement cible du territoire de Kabalo

20 associations de deux groupes ethniques accompagnées (4 associations dans chaque groupement cible du territoire de Kabalo)

5 associations appuyées en outils, géniteurs (caprins, ovins et porcins) et en semences améliorées.

 

0%

De ces 20 associations accompagnées 5 ont des champs d’au moins 1 hectare et 5 bêtes chacune, ces intrants ont été appuyés par la Caritas via ce projet. Toutes les deux communautés y font partie et travaillent ensemble sans discrimination aucune

21

A21 : Sensibiliser les organisations paysannes sur les techniques culturales modernes

12 séances de sensibilisation sur les techniques culturales modernes

12 séances de sensibilisation sur les techniques culturales modernes

 

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12 séances de sensibilisation sur les techniques culturales modernes ont eu comme facilitateur un ingénieur agronome Phytotechnicien,  conjointement avec un Zootechnicien sur comment accroitre le revenu moyen des communautés accompagnées dans les 5 groupements où 20 groupes associatifs étaient bénéficiaires.

 

22

A22 : Accroitre le revenu moyen de communautés accompagnées dans les 5 groupements

Les ménages de 20 associations accompagnés ont un revenu moyen

Les ménages de 20 associations accompagnés ont un revenu moyen

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La communauté accompagnée témoigne un niveau de vie plus ou moins stable que celle non accompagnée, car la première utilise même dans son champ les techniques culturales modernes et les semences améliorées.

23

A23 : Suivre et évaluer les activités 

 

Les activités du projet suivies  mensuellement et  évaluées trimestriellement

12 missions de suivi par an effectuées par le chef de projet et 4 missions de suivies effectuées par le Directeur du Bureau Diocésain Justice et Paix par an.

0%

Les  médiateurs ont amélioré leur travail sur terrain grâce aux recommandations formulées à leur attention lors des missions de suivi, ce qui a permis l’atteinte des indicateurs.

24

A24: Elaborer les rapports des activités/trimestre et/par an

12 rapports  des activités  et des missions mensuels

4 rapports des activités trimestriels et 1 rapport annuel  du projet

 

12 rapports  des activités  et des missions mensuels,

4 rapports des activités trimestriels, 1 rapport intermédiaire et 1 annuel  du projet élaborés

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Pendant les 12 mois, toutes les 24 activités  prévues par le projet ont été réalisées ; elles répondent aux objectifs susmentionnés.

Nous avons également introduit deux projets au compte du territoire de Kabongo : le premier c’est pour le marché de Kime et le second c’est sur la protection de l’enfant dans le même territoire ; introduits respectivement à l’organisation canadienne catholique : développement et paix et à Kindersmission. Un autre projet triennal est introduit à Développement et paix afin de continuer à accompagner les pygmées et les bantous dans le territoire de Kabalo.

  1.  Activités menées par notre observatoire des ressources naturelles

Cette année qui vient de se terminer est particulière car plusieurs maisons dans le diocèse ont été ravagées par le feu de brousse. Ainsi ; nous avons mené quelques activités dans le projet de Cafod en sous traitance de la CERN et d’autres activités ont été menées sans financement.

  1. Nous avons sensibilisé et formé les leaders communautaires sur le changement climatique ;
  2. Formé  différents leaders communautaires, autorités politico-administratives locales et confessions religieuses sur les outils de la RDD
  3. Identifié les endroits stratégiques pour le reboisement
  4. Planté les arbres dans toutes les paroisses du diocèse en capitalisant la journée mondiale
  5. Identifié les organisations de la société civile du secteur ressources naturelles
  6. Donné des appuis– conseils aux organisations de la société civile avec lesquelles nous nous rencontrons au niveau de la thématique changement climatique à travers les 17 paroisses du diocèse
  7. Nous avons demandé nos concitoyens à ce que l’exploitation et la jouissance des nos  ressources naturelles puissent tenir compte du bien commun, sans nuire à la dignité humaine ni à l’équilibre de l’environnement. Ceci, nous a poussé tout au long de l’année d’aborder les questions de :
  8. Que l’exploitation des ressources naturelles tiennent compte de la dignité humaine, la souveraineté des peuples et de la Nation Congolaise
  9. Qu’il y ait bonne gouvernance et transparence dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles
  10. Equilibre Homme-Environnement soit respecté (invitation du pape François dans l’encyclique laudato si)

 

Avec le financement de Cafod, nous avons travaillé en sous traitance avec la CERN et nous avons remarqué  l’implication des autorités politico administratives locales, les leaders communautaires  et les confessions religieuses dans le processus de gestion participative des ressources naturelles. Outre ce qu’ils ont eu comme assistance venant de plusieurs humanitaires et du bureau des urgences de la Caritas, notre préoccupation est de les aider dans le durable : par la réflexion qu’ils trouvent des mécanismes leurs permettant ce fléau à la longue.

Les ménages du diocèse s’impliquent dans la plantation des arbres dans leurs parcelles et au long des routes, surtout les villages qui avaient connu les incendies ont mordu à la chose en acceptant de créer les espaces verts.

Nous nous attendons à une diminution des feux de brousse par  la mise en place de l’élevage des animaux domestiques et en évitant de mettre le feu en brousse sans motif valable.

  1. Suggestion

 

Nous disons merci à la hiérarchie de notre institution pour le maitre qui a rejoint le bureau afin de nous porte main forte par les acquis de son domaine ; toutefois, nous sollicitons un renforcement des capacités sur l’élaboration et la gestion des projets afin d’être à la hauteur de la fonction qu’il occupe au sein de notre institution.

  1.  Conclusion        

Conscient que la perfection n’est pas de ce monde, nous tenons à dire merci à la coordination pour tout ce qu’elle a été pour nous et sollicitons de continuer à nous ouvrir d’autres portes afin que les choses s’améliorent. Nous remercions également tout le personnel avec lequel, main dans la main, n’ont cessé de nous aider le travail quand le besoin se faisait sentir. Nous n’oublions de signaler la franche collaboration qu’il y a eu entre la CEJP, la CERN au niveau national, la CPJP au niveau provincial avec le projet d’éducation civique « Hakuna kulenga » et nous.

Que l’année 2016 qui commence soit fructueuse pour nous tous et que Dieu bénisse notre institution et sa hiérarchie afin qu’ensemble nous puissions tant soit peu soulager la misère de notre population.

 

Fait à Kongolo, le 5 janvier 2016

Pour le Bureau Diocésain Justice & Paix,

Abbé Pascal Aimé  MUYUMBA ATUKUZWE

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