Urgences - Caritas Dev. Kongolo

 

BUREAU DIOCESAIN DES URGENCES ET SOCIAL

 

Quelques activités réalisées au cours l’année 2013 :

 

 

Le Bureau Diocésain des Urgences et Social et l’un des quatre départements que compose le Bureau Diocésain Caritas-Développement du Diocèse de Kongolo. Avant d’énumérer les réalisations de ce Département pour l’an 2013, il est nécessaire de signaler d’abord les objectifs et les domaines d’interventions de ce département.

MANDAT

 

  • Éveiller la conscience des chrétiens et de tous les hommes de bonne volonté à leur devoir de charité ;
  • Éduquer les chrétiens et les hommes de bonne volonté à l’entraide, à la solidarité, au partage et à l’autopromotion ;
  • Amener progressivement les chrétiens et les hommes de bonne volonté à faire ce qui est à leur pouvoir pour subvenir aux nécessités de leur proche et des indigents de leur communauté ou des communautés plus éloignées en RD Congo et à l’étranger ;
  • Contribuer à la protection et à la promotion des droits fondamentaux des personnes vulnérables ;
  • Organiser des interventions caritatives en cas d’urgence ;

 

OBJECTIFS

 

  • Assurer la prise en charge de besoins alimentaires, vestimentaires, d’abris, de soins de santé, de scolarisation, de protection civile / juridique des victimes des catastrophes, des conflits ainsi que des indigents,
  • Assurer la réhabilitation, la reconstruction et l’équipement des infrastructures socio – économiques communautaires détruites et endommagées par les conflits, les calamités naturelles et autres,
  • Assurer la réinsertion sociale, économique et professionnelle des indigents, des victimes des conflits et des catastrophes,
  • Sensibiliser les populations sur la solidarité et le partage avec les personnes vulnérables et       indigentes,
  • Réduire les causes immédiates prévisibles des catastrophes naturelles ou non et des conflits mettant en péril des vies humaines par l’éducation,
  • Renforcer les capacités des comités paroissiaux de Caritas et des partenaires à la base en matière de gestion des urgences humanitaires ainsi qu’en matière de mise en place des mécanismes d’alerte précoce et de prévention des conflits,
  • Contribuer à la mise en réseau des organisations partenaires à tous les niveaux et participer à l’évaluation de leurs activités

 

DOMAINES D’INTERVENTIONS

 

  • L’assistance humanitaire en vivres et non vivres,
  • La prévention des catastrophes et des conflits,
  • La réunification et la médiation familiale,
  • La réinsertion socio-économique et professionnelle des personnes vulnérables, marginalisées (veuves, enfants abandonnés, vieillards, victimes des violences sexualisées, enfants de la rue, enfants dits sorciers, filles mères…) et des ex-combattants,
  • La réhabilitation des infrastructures,
  • La prise en charge psychosociale des victimes de traumatismes de tout genre,
  • La réinsertion scolaire des orphelins du VIH/Sida, des enfants abandonnés et en situations difficiles,
  • Le renforcement des capacités du personnel,
  • Le développement organisationnel,

 

CONTEXTE DU BUREAU DIOCESAIN DES URGENCES ET SOCIAL (BDUS)

 

Du point de vue socioculturel :

Pour tout africain, l’homme est un être social. Cette cohésion humaine favorise le travail en commun et l’assistance mutuelle à travers les mouvements associatifs. Elle est aussi perceptible à travers l’engouement que les populations ont à vouloir se constituer en associations. Toutefois, plusieurs de ces associations attendent des appuis matériels et financiers. C’est ainsi que les activités à mener en commun et leur ampleur ne sont pas bien définies en fonction des objectifs. En effet, les cultures ne sont pas diversifiées pour assurer une alimentation variée, durable, autonome et équilibrée. Les superficies emblavées restent insignifiantes pour assurer une alimentation suffisante et une augmentation de revenus.

Ces facteurs entraînent une insécurité alimentaire et un faible pouvoir d’accès aux services sociaux de base (formations sanitaires, écoles, marchés…). D’où le renforcement des capacités organisationnelles par une bonne définition des activités à mener en commun et leur ampleur à la lumière des objectifs. Cette stratégie pourra amener les membres des associations à mettre sur pieds des activités génératrices de revenus permettant de leur assurer la sécurité/souveraineté alimentaire par un accroissement de la production et une augmentation des revenus.

L’état psychique et le comportement de la majorité des populations à travers les paroisses se caractérisent par la détresse, la dépression, l’agressivité, la peur chronique, la fatigue et les douleurs généralisées ainsi que la démotivation qui sont tous des signes visibles du traumatisme. La gravité et l’urgence de la situation sociale et économique n’autorise pas une action linéaire dans la réponse à donner. En effet, bien manger, être logé, se sentir bien dans son être sont tous des besoins réclamés au même instant et ne peuvent pas être donnés l’un après l’autre. C’est pourquoi, compte tenu de ces réalités, nous avons adopté une stratégie de processus à la fois globale et systémique avec la communauté et/ou l’association comme creuset. En d’autres termes, nous avons choisi d’agir de façon globale touchant à la fois les aspects psychiques, sociaux, matériels et économiques à partir des associations.

En effet, il se vit un déséquilibre profond dans les relations hommes - femmes dont la conséquence est la recrudescence des cas des viols et violences sexualisées. Celles-ci s’ajoutent aux séquelles des traumatismes des guerres qui ont secoué les populations du territoire du Diocèse de Kongolo. Actuellement l’installation des barrières à chaque point d’entrée de la cité de Kabalo par exemple, replonge les populations dans les souvenir amers des périodes actives de la guerre. Il se vit souvent une psychose chaque fois qu’il y a résurgence des groupes armés dans les territoires voisins. Les victimes qui sont généralement des femmes et filles ne contribuent plus à la vie économique des familles. D’où nécessité d’un accompagnement psychosocial des victimes pour leur réinsertion sociale et économique à travers les associations où elles peuvent retrouver la chaleur humaine.  

Sur le plan politique :

Les activités se sont déployées dans un contexte politique post électoral des présidentielles et législatives nationales de novembre 2011 et dans l’attente des provinciales, sénatoriales, urbaines et locales en 2014. Les contestations et doute des résultats des présidentielles n’ont pas eu d’effets étant donné que les populations sont en grande majorité derrière le président élu. Toutefois, des attitudes de mésentente et de cohabitation non pacifique sont observées dans les états-majors des candidats députés nationaux non élus. La tenue du dialogue national a inauguré de l’espoir quant à la cessation des hostilités à l’Est de RD Congo.

 

Sur le plan économique :

La légère croissance enregistrée au niveau national n’a pas encore eu d’impact réel et visible sur la réduction de la pauvreté en dehors des efforts des organisations des paysans pour lutter pour la survie. Néanmoins, la récente reprise du trafic ferroviaire pourra faciliter les mouvements des populations et de leurs biens en renforçant la relance des activités commerciales sur Kalemie, Kindu et Lubumbashi. La stabilité du taux de change Dollar américain et Franc congolais est un acquis mais le bas prix des produits agropastoraux découragent les paysans agriculteurs. A ces difficultés s’ajoutent la dégénérescence des semences, la mauvaise conservation des produits et semences, le ravage des cultures par les prédateurs et les maladies. La situation économique est donc marquée par une faible production agropastorale, faible revenu, une insécurité économique et un accès limité aux infrastructures de base.

 

Sur le plan écologique :

Le sol devenant improductif, les paysans producteurs à la recherche des terres fertiles, s’adonnent à la déforestation ce qui entraîne des perturbations climatiques influant négativement sur les saisons et le rendement. La vente des briques cuites est aussi une des causes non négligeables de la coupe de plusieurs arbres. Les cours d’eau accusent une forte diminution de débit.

 

Du point de vue ecclésial et religieux :

En dehors des églises catholique et protestante qui sont fortement implantées dans le Diocèse, il existe également des églises dites de réveil, des musulmans et des églises indépendantes. Certaines pratiques religieuses rétrogrades plongent les adeptes dans une situation de précarité (non recours aux soins de santé modernes, refus des vaccinations, interdits alimentaires pendant les prières…). Toutefois, les Eglises restent un espoir dans leur message de foi et de justice.

 

C’est dans ce contexte que le Bureau Diocésain des Urgences et Social avec ses programmes d’aide sociale et d’urgences, a dit Oui à la promotion intégrale des personnes les plus démunies du Diocèse de Kongolo.

 

C’est pourquoi, fidèle à sa mission, ce département s’est efforcé, durant l’exercice 2013, d’être encore le plus proche possible des pauvres et autres catégories des vulnérables. En écoutant leurs aspirations les plus profondes et essayant de subvenir à leurs besoins vitaux en soulageant dans la mesure de nos moyens, leur misère et en leur redonnant l’espoir de vivre malgré tout.

 

Cette volonté s’est matérialisée à travers les activités du système d’alerte précoce, la réhabilitation et/ou construction de quelques infrastructures socio-économiques de base, l’appui et accompagnement des groupements paysans après la guerre, le déploiement des fonds de paie des salaires des enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques, la mise en place des mécanismes de mobilisation des ressources locales etc. :

 

 

ACTIVITES REALISEES :

 

  1. DU SYSTÈME D’ALERTE PRECOCE

 

Le système d’Alerte Précoce (SAP) constitue l’ensemble des facteurs combinés qui permettent une intervention appropriée, bien concertée et à temps.

Pour ce faire, des membres des communautés exposées aux risques transmettent le plus rapidement possible des informations ayant trait aux situations d’urgence ;

Ils sont relayés par des volontaires ou des leaders communautaires de structures décentralisées qui deviennent parties prenantes dans le système.

 

Au cours de l’année 2013, le département des Urgences et Social a enregistré quelques cas isolés d’écroulements des maisons ou des toitures des maisons, écoles et églises emportées par des pluies torrentielles dans les territoires de Kabalo, Kabango et Kongolo.

 

En décembre 2013, on a enregistré une cinquantaine des cas de choléra dont deux décès dans la zone de santé de Kabalo. Les aires de santé les plus frappées étaient celles de LUKUNDULA et MPONGO dans la cité de Kabalo ainsi que NGWENA MAYI, NGWENA GARE, KADIMA, KASHALE, KABANDA, KITULE et KASINGE. L’autre événement frappant est celui des incendies qui ont décimé champs, palmeraies et maisons dans 16 villages du territoire de Kongolo exposant 288 ménages à l’insécurité alimentaire.

 

Le tableau ci-dessous en donne toutes les indications.

 

LOCALITE

COLLECTIVITE

NBRE DE MAISONS

NBRE DE MENAGES

1

KILUBI

NKUVU

30

22

2

NDOZI MUTI

NKUVU

18

15

3

MUTI/MUKOKO

NKUVU

8

8

4

KATEBA YA NYEMBO

NYEMBO

34

30

5

KILOYA

NYEMBO

25

21

6

PONDA

NYEMBO

6

4

7

KIMBO

BAYASHI

6

3

8

KABEYA

BAYASHI

65

58

9

MBIZYA

BAYASHI

7

4

10

BAHINGILE

BASONGE

10

7

11

KALAMBILAMBI

BALUBA

15

12

12

SANKI

YAMBULA

4

3

13

LUBUNDA

LUBUNDA

4

3

14

KATANDA NGOY ET MILONGA

MAMBWE

70

65

15

KASESE

BUDI

23

18

16

KATEA

BASONGE

22

15

TOTAL

347

288

 

 2. REHABILITATION DES INFRASTRUTURES SOCIOECONOMIQUES DE BASE 

2.1.             PROJET DE REHABILITATION ET EQUIPEMENT DES ECOLES

 

Pour l’année 2013, le Bureau Diocésain des Urgences et Social a continué avec son programme prioritaire d’amélioration des conditions d’études des élèves à travers les projets de réhabilitation et équipement des écoles dans le Diocèse de Kongolo entrepris depuis l’an 2012.

 

En effet, dans plusieurs écoles, les élèves suivent les enseignements assis sur des morceaux de bois, de briques ou à même le pavé en terre battue. Ils se servent de leurs genoux comme écritoires. Les bâtiments en état de délabrement les exposent à des intempéries, sources de plusieurs maladies chez les jeunes écoliers. Selon le rapport des centres de santé, sur dix cas reçus par jour, six sont des enfants en âge scolaire. Plusieurs cas de fièvre typhoïde ont été enregistrés dans les milieux scolaires suite aux conditions d’assainissement non requises. A peine qu’il menace de pleuvoir, les cours s’arrêtent. Les toitures des salles des classes sont en paille. Celle-ci se désagrège chaque année au point que bon nombre de leçons sont sacrifiées ; car les écoliers doivent assurer les travaux de réfection des écoles deux mois avant la fin de chaque année scolaire. Les programmes scolaires sont souvent inachevés à cause des interruptions régulières. La formation des enfants est en baisse.

 

Conscientes et sensibilisées sur l’importance de l’amélioration des conditions de scolarisation de leurs enfants, les différentes communautés dans les villages ont initié des projets de réhabilitation et équipement des écoles. Cependant démunies, ces populations ont fait appel au département des Urgences et Social pour un appui dans la réalisation de ces travaux.

 

Le tableau ci-après indique la structure de chaque école sélectionnée ainsi que le nombre de bénéficiaires :

 

NOM DE L’ECOLE

TERRITOIRE

STRUCTURE DE L’ECOLE

EFFECTIF PERSONNEL

ENSEIGNANT

EFFECTIF ELEVES

TOTAL DES ELEVES

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

01

KANSELE

KONGOLO

6 classes et 1 bureau de direction

7

0

278

92

370

02

MUUNGANO

KONGOLO

10 classes et 1 bureau de direction

14

0

674

121

795

03

SEFU MULOPWE

KABALO

6 classes et 1 bureau de direction

9

1

85

39

124

04

DIOP

KABONGO

6 classes et 1 bureau de direction

4

3

108

48

156

05

LENGE

KABONGO

12 classes et 1 bureau de direction

11

2

464

221

685

TOTAL GENERAL

 

45

6

1609

521

2130

 

La réalisation de ces projets s’est faite en collaboration avec les directions des écoles et les comités des parents d’élèves. Ils représentent tous les parents dont les élèves suivent les enseignements dans ces écoles. Ils ont la mission de sensibiliser tous les parents et sont membres des comités de gestion des écoles. Comme partenaire du ministère de l’éducation, les comités des parents travaillent en étroite collaboration avec les autorités locales qui soutiennent leurs initiatives dans le domaine de l’éducation nationale.

 

Les travaux ont consisté spécialement à :

-      construire de nouveaux bâtiments pour 30 salles de classes et 3 bureaux de direction

-      poser des toitures solides

-      fixer des portes et fenêtres

-      faire le crépissage

-      mettre la peinture

-      réfectionner les tableaux noirs

-      paver les salles de classes

-      équiper en mobiliers les bureaux et salles de classes

-      construire 3 blocs de latrines

 

Signalons que la réalisation de ces projets visent l’amélioration des conditions d’études avec comme effets la diminution du taux d’illettrisme, l’accroissement du taux d’alphabétisation, le respect du calendrier scolaire et l’accroissement du taux de fréquentation scolaire.

 

2.2.              PROJET DE CONSTRUCTION DU PONT MBOMBO

 

En 2012, le Départements des Urgences et Social avait démarré les travaux de reconstruction du pont MBOMBO entre les villages NEMBA et NYANGA dans le territoire de Kongolo.

 

Les activités à réaliser consistent à renforcer les culées et réaménager les berges ; mais compte tenu de l’état de délabrement très avancé de l’ouvrage, l’option de le démolir et construire un nouveau pont plus résistant et plus durable était prise.

 

Les résultats attendus sont l’ouverture de la communication routière entre les localités situées de part et d’autre du pont, la reprise des activités commerciales sur la route, la reprise de transport des produits par véhicule sur cet axe routier.

 

2.3.              PROJET D’APPUI ET ACCOMPAGNEMENT DES GROUPEMENTS PAYSANS/ASSOCIATIONS DANS LE TERRITOIRE DE KABALO

 

Les populations du Diocèse de Kongolo ont connu les deux guerres meurtrières qui ont laissé plusieurs blessures dans les cœurs des hommes et surtout des femmes et jeunes filles, victimes des violences sexuelles ou sexualisées. Les atrocités vécues ont provoqué le traumatisme : Cette blessure émotionnelle profonde, réaction à des processus qui dépassent le seuil de tolérance du psychique humain ; se traduit chez des personnes qui l’ont subie par une vulnérabilité qui les accompagne tout au long de la vie et entraîne des symptômes morbides dans plusieurs circonstances.

 

Ces perturbations ont occasionné une certaine dépression et une détérioration dans les rapports interpersonnels et sociaux.

 

En effet, le trauma est un événement brutal, soudain, imprévu, imprévisible, insupportable, effrayant, désarmant avec menace ou danger de mort entraînant un sentiment, d’impuissance, une incapacité de contrôler toute situation du même genre.

 

Ce qui précède a démontré à quel point ces personnes soumises à de telles expériences douloureuses et choquantes courent le risque d’être handicapées quant à la possibilité de mener à nouveau une vie normale.

 

D’où la nécessité d’assurer une prise en charge sur le plan psychosocial des personnes victimes des traumatismes à travers le counseling, l’expérience somatique et la redynamisation des forces vitales.

 

Ces trois processus de prise en charge ont fait l’objet des formations données aux animateurs des associations. En effet, étant donné que les personnes traumatisées ont tendance à vivre le rejet et la culpabilité, le BDUS a trouvé important que la prise en charge se fasse à travers le réseau des associations dans lesquelles ces personnes trouvent la chaleur humaine dont elles ont besoin.

 

Ces réseaux d’associations sont opérationnels dans les quatre paroisses du territoire de Kabalo où Caritas Kongolo a accompagné 3701 hommes et femmes organisés en 273 associations pour une auto prise en charge.

 

Le tableau de monitoring ci-dessous résume les activités des associations

  1. Effectif des membres des associations et des villages directement bénéficiaires du projet

Nombre d’associations : 273

-          Nombre d’associations masculines: 93

-          Nombre d’associations féminines: 10

-          Nombre d’associations mixtes:170

Nombre de villages couverts par le projet : 82

 

Territoires et secteurs dans lesquels opère le projet : KABALO

  1. Effectif des membres des associations directement bénéficiaires du projet

Nombre d’hommes : 2791

Nombre de femmes : 910

  1. Répartition des associations par activités (combien d’associations sont engagées dans quelle activité citée ci-dessous) :

Agriculture

(spécifier le nombre d’associations par cultures pratiquées :

 

Manioc : 273

Maïs : 163

Arachide : 136

Haricot : 85

Niébé : 35

Ananas : 4

Papaye : 5

Caféier : 26

Palmeraie : 12

Pisciculture : 12

Elevage :

 

Porc culture: 31

Aviculture:102

Elevage des caprins:102

Poule : 26

 

Artisans et transformation des produits agricoles (fabrication des beignets, savons, nattes, lits…)

 

Pâtisserie : 4

Savonnerie : 4

Moulin : 2

Pharmacie : 3

  1. Nombre de réseaux d’associations (combien de réseaux d’associations sont mis en place dans votre projet) : 8
  2. Catégorie et effectif des animateurs et animatrices
 

Nombre d’animateurs principaux : 3

Nombre d’animatrices principales : 1

Nombre d’animateurs locaux : 16

Nombre d’animatrices locales: 3

 

Pour l’année qui de vient de s’achever, le BDUS a enregistré en moyenne deux cas des femmes victimes de violences sexuelles par mois et cinq de jeunes filles. Quelques bourreaux ont été déférés devant la justice. Mais par manque de tribunal compétent à Kabalo, plusieurs auteurs des violences sexualisées sont restés impunis et d’autres recouraient à l’arrangement à l’amiable. Par rapport à l’année précédente, une diminution d’un cas par mois chez les femmes adultes mais au même moment, une augmentation du même chiffre chez les jeunes filles.

 

2.4.             PROJET DE PAIE DES ENSEIGNANTS DES ECOLES PUBLIQUES CONVENTIONNEES CATHOLIQUES DANS LE DIOCESE DE KONGOLO

 

Considérant la convention de gestion des écoles nationales du 26 février 1977 en ses articles 2 et 9 ;

Considérant la volonté du Gouvernement de la RDC de réduire la durée de la paie des enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques ;

Vu les faiblesses accusées par l’ancien circuit de la paie des enseignants des écoles de la République Démocratique du Congo ;

Vu l’insuffisance des institutions bancaires et financières dans l’arrière pays ;

Vu de longues distances entre l’école et le lieu de retrait de fonds ;

Vu les mauvais états de voies de communication et le manque de moyen de transport ;

Le Gouvernement Congolais par le biais du Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel a confié la paie des enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques à l’Eglise Catholique du Congo.

Conformément à l’arrêté interministériel n° CABMIN/FP/BUDGET/FIN/033/2011 du 09 mai 2011, modifiant et complétant l’arrêté interministériel n°CABMIN/FP/BUDGET/FIN/026/2004 du 17 avril 2004 portant instructions relatives à la procédure de la paie du personnel de carrière de service public de l’Etat ;

Soucieux de réduire sensiblement la durée (7 jours au lieu de 21 dans le temps) entre le lancement de la paie et la perception du salaire de l’enseignant, le Gouvernement Congolais par le biais du Ministère de l’EPSP, a souhaité que la tache de la paie des enseignants des Etablissements Publics Conventionnés soit dévolue aux confessions religieuses afin d’éviter les conséquences néfastes de retard, écarts des chiffres, ponction, prélèvement fantaisiste, même le non payement.

 

Dans ce cadre, Caritas Kongolo a assuré le déploiement des fonds destinés à la paie des salaires des enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques du Diocèse de Kongolo de janvier à février à travers les trois territoires de Kabalo, Kabongo et Kongolo. Les opérations de paie suspendues pour deux mois, ont repris de mai à juillet 2013 selon la nouvelle formule de bancarisation initiée par le gouvernement de la RD Congo.

 

 

2.5.             MOBILISATION DES RESSOURCES

 

2.5.1.        AU NIVEAU LOCAL

Selon la volonté de l’Episcopat congolais et fidèle à sa mission, notamment celle d’éveiller la conscience des chrétiens et de tous les hommes de bonne volonté à leur devoir de charité le Bureau Diocésain des Urgences et Social en collaboration avec toutes les paroisses du Diocèse a pu mobiliser lors de la « journée Caritas » des ressources financières pour alimenter la caisse de solidarité.

 

 Le tableau ci-dessous indique la quête par paroisse du premier dimanche de l’Avent, désormais « Journée Caritas » :

PAROISSES

MONTANT

CARITAS DIOCESAINE

PAROISSE

CARITAS CONGO

1

ST ANDRE

9,01

4,505

0,901

3,604

2

ST JOSEPH KANGOY

109,94

54,97

10,994

43,976

3

ST CŒUR DE MARIE

112,96

56,48

11,296

45,184

4

ST DONAT

22,08

11,04

2,208

8,832

5

ST JOSEPH MBULULA

21,7

10,85

2,17

8,68

6

ST JOSEPH LUBUNDA

4,67

2,335

0,467

1,868

7

STE MARIE AUXILIATRICE

16,31

8,155

1,631

6,524

8

ST CHARLES LWANGA

16,48

8,24

1,648

6,592

9

STE MARIE REINE

10,82

5,41

1,082

4,328

10

CHRIST-ROI

12,14

6,07

1,214

4,856

11

STE JEANNE DE CHANTAL

26,48

13,24

2,648

10,592

12

ST MATTHIAS MULUMBA

12,08

6,04

1,208

4,832

13

ST MICHEL

27,74

13,87

2,774

11,096

14

NOTRE DAME

35,21

17,605

3,521

14,084

15

BIENHEUREUSE ANUARITE

0,00

0,00

0,00

0,00

16

ST PIERRE

0,00

0,00

0,00

0,00

17

STE THERESE

0,00

0,00

0,00

0,00

 

TOTAL GENERAL

437,62

218,81

43,762

175,048

 

2.5.2.        CONTRIBUTION DES PARTENAIRES D’APPUI TECHNIQUE ET FINANCIER

 

Pour être utile aux populations en situation de précarité, le BDUS a reçu l’appui technique et financier de cinq partenaires.

 

Le tableau ci-dessous indique l’apport de chaque partenaire d’appui technique et financier :

 

TITRE DU PROJET

PARTENAIRE D’APPUI

01

REHABILITATION DE SIX ECOLES DANS LE TERRITOIRE DE KABONGO

ENFANCE MISSIONNAIRE

02

APPUI ET ACCOMPAGNEMENT DES ASSOCIATIONS/GROUPEMENTS PAYSANS DANS LE TERRITOIRE DE KABALO

ACTION DE CAREME SUISSE

03

CONTRUCTION DE L’INSTITUT MUUNGANO

IDA/Fonds Social RD Congo

04

CONSTRUCTION DU PONT MBOMBO

05

CONSTRUCTION DE L’INSTITUT MUKWANGOLO

06

CONSTRUCTION DE L’ECOLE PRIMAIRE KANSELE

07

PAIE DES SALAIRES DES ENSEIGNANTS DES ECOLES CONVENTIONNEES CATHOLIQUES

CARITAS CONGO/BANQUE MONDIALE

 

CONCLUSION GENERALE

 

Trois facteurs combinés ont concouru à la bonne réalisation des activités entreprises au cours de l’année 2013 :

 

C’est d’abord la détermination du Bureau Diocésain des Urgences et Social d’assurer la mission lui confiée par l’ordinaire de lieu.

 

C’est ensuite le souci constant de vouloir être proche du peuple de Dieu dans le Diocèse de Kongolo, surtout en des moments difficiles. Ce rapprochement nous a permis de cerner vite avec la participation des bénéficiaires, les besoins, la nature de l’intervention et le partenaire d’appui.

 

C’est enfin la franche collaboration entre animateurs au sein du bureau des Urgences et Social d’une part, et l’implication des autres départements et services de Caritas-Développement, d’autre part.

 

Pour l’année 2014 qui commence nous comptons multiplier des contacts avec les partenaires pour une grande mobilisation des ressources afin de répondre aux multiples problèmes que rencontrent nos populations.

 

 

 

Donatien KYONI KUMWIMBA

Directeur

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+243 81 462 6446

 

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