DIOCESE DE KONGOLO :

 

La Caritas-Développement-Kongolo à la recherche des solutions pour la réduction des maladies liées à l’Eau, Hygiène et Assainissement dans trois zones de santé : Kongolo, Kabalo et Mbulula.

 

Dans le cadre de programme village et école assainis, la Caritas-Développement-Kongolo (CDK) est préoccupée par les souffrances de la population de son Diocèse en Eau,Hygiène et Assainissement (EHA). Partenaire de mise en œuvre des bureaux centraux des zones de santé (BCZS), la CDK, par son département du Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM) est entrain d’accompagner 40 villages dont 20 dans la zone de santé (ZS) de Kongolo et 20 dans celle de Kabalo et 10 écoles primaires reparties équitablement dans les deux Sous Divisions éducationnelles de Kongolo et Kabalo sur financement de l’UNICEF.

 

Ce partenariat consiste à contribuer à la réduction de la morbidité et mortalité liées à l’EHA en amenant la population de ces 40 communautés (Villages) rurales des Zones de santé à connaitre et mettre en pratique les bons comportements d’hygiène dans un environnement disposant de latrines hygiéniques appropriées et d’une couverture en eau potable en aménageant des sources existantes ou en creusant des puits à buses là où la source est inexistante ainsi qu’à fournir des matériels et matériaux nécessaires à la fabrication des dalles sanplat à poser sur les latrines. Il consiste également à appuyer les BCZS dans la sensibilisation communautaire sur les normes d’un village et une école assainis en franchissant le processus PAS à PAS du Programme National Village et Ecole Assainis (PNVEA).

 

La Caritas-Développement Kongolo exécute ce programme depuis 4 ans. Et dans l’ensemble, elle accompagne 12.689 ménages repartis dans 112 villages représentant une population totale estimée à 94.078 habitants.

 

A la quatrième année d’exécution, 10 sources et 3 puits sont complétement finis sur les 16 sources et 4 puits attendus dans la Zone de Santé de Kongolo. Et 11 puits sur les 20 attendus dans la Zone de Santé de Kabalo sont en phase de finissage. D’autres techniciens de puits sont recrutés pour accélérer les travaux à Kabalo.

 

Actuellement l’impact du Programme Village et Ecole Assainis exécuté par la Caritas-Développement-Kongolo est palpable dans l’ensemble des communautés accompagnées. Les indicateurs tels que dispositifs lave-mains, toilettes hygiéniques, trous à ordures, eau potable au niveau des communautés et latrines scolaires hygiéniques appropriées sont visibles grâce à la disponibilité sur terrain des acteurs formés au sein de l’organisation, à l’implication des autorités locales et à une forte implication de la population aux travaux communautaires en apportant des intrants locaux : moellons, gravier, sable et une main d’œuvre bénévole.

Les Infirmiers Titulaires, quant à eux, témoignent, dans les aires de santé accompagnées, d’une réduction sensible de cas de maladies hydriques.

 

La Caritas-Développement-Kongolo dispose d’un équipement nécessaire aux travaux de creusage manuel des puits notamment : 2 motopompes immergées, 2 marteaux piqueurs, 2 tire-forts, 6 moules à buses, 3 générateurs KIPOR de 6,5 KVA et 2 trépieds.

Dans le volet école assainie, sur les 16 écoles planifiées depuis 2013 en construction de latrines scolaires hygiéniques, six écoles sont déjà certifiées ; il s’agit d’une école de 2013 et 5 de 2014 dans la Sous-Division de Kongolo.

 

Pour l’année 2015, 77 portes de latrines scolaires attendues pour 10 écoles primaires,46 sont déjà construites dont 18 portes pour les garçons et 28 pour les filles. Ces 46 portes sont construites dans 7 écoles dont 5 à Kongolo et 2 à Kabalo. Celles-ci seront certifiées d’ici fin Juin 2016. Les 31 portes de 3 écoles seront construites dans les jours qui suivent.

 

 

Equipe de rédaction :

Stéphane Kimuni,

Hyppolite Mayanga,

Kennedy Seya

LE NEUVIEME CHAPITRE GENERAL DES SŒURS DE CIMKO:

Un temps favorable pour la Congrégation.

 

Les Sœurs du Cœur Immaculé de la bienheureuse Vierge Marie de Kongolo (CIMKO) en sigle, dispersées dans onze Paroisses à travers l’Afrique et l’Europe, se sont mises en route vers Kongolo pour participer au neuvième Chapitre Général de leur Congrégation. Ce Chapitre a été précédé par une retraite préparatoire des Sœurs Capitulantes du 04 au 06 Août 2015.

 

La Messe de l’ouverture solennelle du Chapitre a eu lieu le 07 Août 2015. Elle était présidée par Son Excellence Mgr Oscar NGOY, Evêque de Kongolo. Sans tarder, les travaux proprement dits ont commencé. Ils étaient focalisés sur la vitalité de la Congrégation.

 

Signalons que ces assises ont connu la modération du Frère Gilbert NAKAHOSA, Joséphite de Kinzambi, venu de Kinshasa en sa qualité d’expert en matière de chapitres généraux.

 

Nous ne pouvons pas oublier de signaler la présence remarquable de l’ordinaire du lieu, Mgr Oscar NGOY, à toutes les séances de travail de ce chapitre.

Ce Chapitre a été un moment de remise en question pour les Sœurs sur leur mission d’annoncer Jésus Christ au monde dans les différents domaines où elles œuvrent.

Divers thèmes de réflexion étaient au rendez-vous pour faire le bilan apostolique. Des réflexions ont été faites du 07 au 18 Août sur la pensée du Fondateur avec quelques recommandations, sur la vie spirituelle, l’administration, la gestion de biens temporels, la pastorale, la formation, le gouvernement, le charisme, la spiritualité, les différents rapports de la Mère partante, les rapports des communautés, des œuvres ainsi que l’adoption de recommandations du Chapitre Général.

 

En date du 19 Août 2015, les Capitulantes ont procédé au vote pour élire la nouvelle supérieure. Toutes ces activités se déroulaient en présence de Son Excellence Mgr Oscar l’Evêque du lieu. A l’issue de ces élections, la Sœur Rosalie DAODARI a été désignée comme Mère Générale de cette Congrégation.

 

Rappelons que la Sœur Rosalie DAODARI est la sixième Mère Générale de CIMKO.     Pour la petite histoire, la Congrégation de CIMKO est de droit diocésain, elle est l’œuvre de Dieu, inspirée au Révérend Père Spiritain Emile CALEWAERT, alors Préfet Apostolique du Katanga septentrional, qui a formulé son idée en ces termes : « Il est souhaitable que dans notre apostolat nous parlions à nos jeunes de la  vie sacerdotale et religieuse. Car un jour viendra où les Missionnaires rentreront chez eux ; il faudra que les enfants du Pays soient capables de prendre la relève et de continuer l’œuvre du Christ dans l’Eglise. »

 

C’est ainsi qu’ils ont commencé à encadrer les jeunes filles et les jeunes garçons. Parmi les filles, une de Malemba Nkulu, BANZA AGNES, manifesta le désir d’être religieuse comme les Sœurs Filles de la Croix. Elle poursuivie sa formation et prononça sa première profession religieuse le 19 Mars 1922. Cette date marque le début de la Congrégation de  CIMKO avec l’émission de vœux temporaire de la 1ère religieuse congolaise.

 

De 1922 à 1963, les Sœurs du CIMKO vivaient avec les Sœurs Missionnaires Filles de la Croix de Liège. C’est en 1964 qu’a eu lieu à Kolwezi, le premier Chapitre Général, la Sœur Victorine NENE fut élue première supérieure noire de cette jeune congrégation.

Le deuxième Chapitre Général fut convoqué en 1969, la Sœur Céline KYAMBI sera votée Supérieure Générale, elle est réélue au troisième Chapitre Général en 1975 à Kongolo.

 

Le quatrième Chapitre Général s’est tenu à Kongolo en 1981, la Sœur Christine NDALAMUMBA fut élue Supérieure Générale. Après son mandat de six ans, un cinquième Chapitre fut organisé à Kongolo et la Sœur MANGAZA Henriette devient Supérieure Générale en 1987. Elle fut reconduite au sixième Chapitre Général de 1992 jusqu’en 1997.

 

Avec l’entrée de l’AFDL et les troubles de FARDC, il était difficile d’organiser le Chapitre. C’est ainsi qu’elle exerça cette fonction jusqu’en 2003, date à laquelle le septième Chapitre était organisé, la Sœur Pétronille NDJIBU fut élue Supérieure Générale de 2003 – 2009. Cette dernière fut réélue pour le second mandat au huitième Chapitre de 2009 à 2015.

 

Et nous voici au neuvième Chapitre Général où est élue Supérieure Générale, la Sœur Rosalie DAODARI, en date du 19 Août 2015.

La Messe de clôture de ce neuvième Chapitre a été célébrée par Mgr Oscar NGOY, l’Evêque du Diocèse de Kongolo dans la Chapelle Laudate  Dominum de la Maison Généralice. Au cours de cette Messe, Mgr Oscar a procédé à l’envoi en mission des Sœurs Capitulantes en leur remettant symboliquement une bougie allumée et un texte contenant les recommandations pour leur apostolat.

 

Ce temps du Chapitre a été donc une occasion de relancer la marche de la Congrégation, un temps marquant un nouveau départ.

 

Sœur ZANI KASONGO Jeannette

Capitulante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECHO DE KONGOLO

LES FOIRES ORGANISEES A KABALO

 

La Caritas-Développement Kongolo par le biais de son Département Chargé des Urgences et Social, a initié un projet d’assistance humanitaire aux pygmées, appelés communément « Batwa » du Territoire de Kabalo, déplacé suite au conflit tribal opposant les Bantous et les Pygmées et qui a occasionné morts d’hommes de tous les deux côtés, viol et violences.

 

Se sentant incapables de mener les combats, les Batwa se sont déplacés vers le chef-lieu du Territoire de Kabalo  et précisément dans le Quartier Changa-Changa. Un effectif de 434 ménages déplacés par ce conflit tribal a été recensé.

Ce projet est financé à hauteur de USD 97800 par CAFOD, une organisation du Royaume-Uni qui a une représentation en RD Congo. C’est ainsi que Caritas-Kongolo a organisé les foires en vivres et en non-vivres en faveur des Batwa déplacés et les familles d’accueil du Quartier Changa-Changa.

 

Pour la réussite de ce projet d’assistance humanitaire, les agents de la Caritas-Kongolo se sont totalement impliqués dans la sensibilisation de ce peuple Batwa, les familles d’accueil et les vendeurs d’une façon pacifique sur le déroulement de la foire. Aussi toutes les autorités locales de Kabalo se sont impliquées pendant les deux jours d’activités des foires.

 

Les activités des foires se sont déroulées du 19 au 20/12/2014. Pour la première journée, la foire était organisée uniquement en vivres, les vendeurs se sont déployés avec des vivres (le riz, arachide, cossette de manioc, farine de maïs et de manioc, du sel, poules, canards, des poissons fumés, huile de palme… Pour le deuxième jour, les vendeurs ont amené les non-vivres (habits, ustensiles de cuisine…).

 

Dans la foire l’ambiance était totale, les bénéficiaires étaient libres de faire leur choix sur les articles à acheter : pas de contrainte ni bousculade. Tout le monde était muni de ses coupons (jetons) pour faire les achats. Les bénéficiaires Batwa qui ne savent pas lire, étaient aidé en ce qui concerne la valeur monétaire par les agents de la Caritas des coupons à remettre aux vendeurs.

 

Un mois après les foires, les agents de la Caritas-Kongolo se sont rendus sur le site où sont logés les Batwa. Comme avant foires, cette fois-ci c’est pour un suivi – évaluation, une sorte d’enquête pour recueillir leurs impressions post- foire. En vue de renforcer la paix et la cohésion entre les deux tribus, un atelier pour la construction de la paix, cohabitation pacifique et le retour du dialogue social a été animé conjointement par les Administrateurs du Territoire de Kabalo et le Directeur du Bureau Diocésain des Urgences et Social. Cet atelier a connu la participation active des chefs des groupements, les chefs de localités de zones de tension, les éléments mai-mai et une représentation des Batwa déplacés.

 

Stéphane Kimuni

 

 

LIRE ET ECRIRE, UN APANAGE POUR LES FEMMES PAYSANNES

 

A l’ancienne époque les femmes étaient chosifiées et marginalisées car le degré d’instruction était faible. Elles ne participaient pas à des assises de grande décision au niveau des  villages.

Actuellement, avec la civilisation et intégration des  quelques séances de sensibilisations  communautaires, les femmes commencent à prendre  leur responsabilité dans la société.

 

Raison pour laquelle, dans le cadre du Programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire dans le Diocèse de Kongolo : axes Katea et Lubunda, 9 centres d’alphabétisation ont été organisés pour aider  les femmes à s’intégrer dans le processus de développement avec un engagement considérable par la maitrise de la lecture et  d’écriture.

 

Une apprenante du réseau de Kabwe, maman Ngoie  Apendaki, très satisfaite de cet encadrement et prouve un changement en elle en suivant les cours d’alphabétisation. Elle a abandonné ses études en deuxième primaire à l’EP Buvu de Kangoy, Territoire de Kongolo, Province du Katanga/DRC il y a longtemps, elle est mariée et mère d’un enfant. Son marie est membre d’une association Alpha  djiri de Kabwe.

 

Actuellement, maman Apendaki sous l’accompagnement de bureau diocésain de développement/BDD, connait lire et ecrire, elle fait de petite lettre aux membres de sa famille sans difficulté.

 

Elle présente un souci d’intégrer aussi la coupe couture et le tricotage dans le programme pour constituer une activité génératrice de revenu. A cet effet, elle continue à sensibiliser ses collègues et les hommes pour suivre  les cours d’alphabétisation qui constitue la base de communication dans les milieux ruraux lors qu’on est éloigné de tiens.

 

Pour le Bureau Diocésain pour le Développement

Chargé de programme PQ SECALIM

Dr Anaclet Watend’III

Si vous avez des questions ou des demandes nous contacter directement sur

 

+243 81 462 6446

 

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